navigation   le site   \  le blog mardi 27 juin 2017      
 Des infos et des crocs...  
Mon activité photo pour le journal se termine avec, parfois, quelques accrocs :
Il arrive que, lors de mon arrivée dans la salle de concert (très souvent au Zenith), la remise de l'accréditation se fasse contre signature d'un "contrat" qui stipule le nombre de morceaux autorisés pour faire les photos, l'utilisation de ces dernières (par exemple pas d'agence, uniquement dans le média accrédité...), ou encore l'obligation de faire "valider" les photos par le management de l'artiste avant publication.

Concernant ce dernier point, Le Bien Public est clair : aucune validation ne saurait être imposée, et, si tel est le cas, la couverture par le journal est tout simplement annulée. Un journal n'est pas une agence de communication, et le droit à l'information prévaut.

Il m'arrive donc régulièrement de rayer les paragraphes que je juge incompatibles dans les contrats, en expliquant à la production locale.
Le plus souvent ça passe sans problèmes.

Au mois de mars par contre, sur une soirée hip-hop, ça n'est pas passé. Impossibilité de se mettre d'accord, je suis donc parti du Zenith sans couvrir l'évènement.
Une heure après, la prod locale me rappelait en s'excusant, comme quoi ils avaient corrigé et que je pouvais revenir... !

En avril, sur le concert de Placebo, le contrat (rédigé uniquement en anglais, donc sans valeur juridique en France) demandait aux photographes d'envoyer leurs photos pour que le management du groupe puisse les utiliser à sa guise, sans contre-partie !

De plus, chaque photographe devait remettre sa carte d'identité, afin que son numéro en soit relevé !

J'ai donc rayé le paragraphe abusif (la récupération des photos) et fait part de mon mécontentement face à ce fichage d'identité abusif et surtout illégal.
Ca a à nouveau coincé.
Un régisseur de la prod locale est venu pour discuter du problème qui m'opposait à eux.
Je lui ai expliqué mon point de vue, mais la personne en question restait sur ses positions pour m'annoncer que c'était à prendre ou à laisser, et que si je ne changeais pas d'avis, je ne ferai pas de photos.
J'ai répondu que si il en était ainsi, je partais sans couvrir le concert.
Lorsque j'ai pris mon sac, l'homme en question s'est ravisé, pour me dire que, finalement, c'était bon, je pouvais faire les photos, et selon mes conditions.

Il est donc amusant de voir à quel point les producteurs de spectacles ont besoin des médias, et qu'en ne se laissant pas faire face à des situations abusives, on obtient gain de cause.
Voir la copie du contrat en question, telle que je l'ai rendu, avec mes annotations.


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Pour enchaîner sur un thème moins "tendu", j'ai modifié la façon dont les galeries photos de mon site s'affichent : j'ai supprimé le système de vignettes en Flash, pour un affichage simple en colonnes, et avec des photos plus grandes.

Cela apporte une meilleure compatibilité entre les différents navigateurs, systèmes d'exploitations ou autres terminaux mobiles.


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Enfin, je peux déjà annoncer que j'exposerai mes photos de concerts à Dijon, à la mi-septembre, lors d'un événement lié à la photographie.
Une belle façon d'offrir un éclairage sur mon intense activité photos de concerts de ces dernières années, juste après mon arrêt en juin...


Ci-dessous une petite photo que j'aime bien, de Kyle Eastwood, pour agrémenter ce long article... :)


Kyle Eastwood, Théâtre des Feuillants, Dijon, avril 2017
photo non libre de droits


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 Encore quelques photos blues + musique 
Cet été j'ai trouvé 2 jours pour aller faire quelques photos au festival Blues en Loire, dans la Nièvre, qui, cette année, durait une semaine complète. Je n'y suis allé que pour le dernier week-end.

Seule Sandra Hall, à l'affiche le samedi soir, m'a vraiment faire vibrer musicalement (même si pour les photos, c'était compliqué). Le reste de ce que j'ai vu était sympa, mais sans l'étincelle.
Ceci dit, c'était l'occasion de faire un break (je ne suis pas parti en vacances cette année encore, car bien occupé dans ma maison), et de retrouver des petites habitudes auxquelles je tiens :)

J'ai ramené une petite série photo.

Niveau musique, ces derniers temps je suis plongé dans le country-folk.

Après avoir bien accroché à Johnny Cash, je me suis intéressé à l'énigmatique Townes Van Zandt. Un tri est nécessaire dans sa discographie (beaucoup de redite), mais les albums Townes Van Zandt (éponyme), The Late Great Townes Van Zandt, ainsi que The Nashville Sessions sont de véritable joyaux : intenses, sensibles, parfois écorchés.

J'ai aussi découvert Justin Townes Earle.

Fils de la légende Steve Earle, filleul de Townes Van Zandt précédemment cité, ce trentenaire franchement méconnu en France distille une musique à la fois rugueuse et authentique, mais avec également ce qu'il faut de modernité.

Pour moi, tous ses albums sont excellents, avec une préférence pour Yuma (EP de ses débuts), ainsi que Harlem River Blues.

Autre artiste dans cette lignée, William Fitzsimmons.
Beaucoup plus intimiste, il officie plutôt dans un registre d'ambiance, de mélancolie.
Lions, Pittsburgh ainsi que Charleroi sont ses disques que j'écoute le plus.

Enfin, en vrac dans ce style parmi ce que j'ai apprécié ces derniers temps, Bluebird de Dawn Landes, The Long Ride Home de Altamesa, ainsi que l'excellent Thieves de l'Australienne Tracy McNeil.

Chino and the Big Bet, festival Blues en Loire, août 2016
photo non libre de droits

Chino and the Big Bet (Rod Deville), festival Blues en Loire, août 2016
photo non libre de droits


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 Des news en vrac...  
Voilà, j'ai entamé une nouvelle saison photos de concerts/spectacles pour le Bien Public (voir la première série photos de la saison).

Cette année, j'ai souhaité ne le faire que le week-end, afin de ralentir le rythme et d'alléger mes semaines, mais également pour me consacrer à d'autres choses, comme ma vie personnelle, l'aménagement et l'entretien de ma maison.
J'avoue que, parfois, mes sorties photos pour le journal deviennent un peu une corvée, le plaisir y est moins, et je sens la fatigue accumulée m'éloigner affectivement de cette activité que j'aime tant.

En parallèle, l'appareil léger dont je me sers pour mes photos de paysages est souvent dans ma voiture, prêt à immortaliser si l'occasion se présente. J'aime le paysage, les belles lumières, la contemplation.
Avec la fin de l'été et l'automne, j'ai pu me consacrer un peu à la couleur.
Cette activité est avant tout pour me faire plaisir, plus apaisante et moins chronophage que le concert.
Et puis, même si c'est encore à officialiser, il se peut fortement que j'expose mes paysages au premier trimestre 2016, dans ma commune d'adoption, Nuits-Saint-Georges...
A suivre :)

Clos des Avaux, Bourgogne, août 2015
photo non libre de droits

Nicole Willis, Tribu Festival, La Vapeur, Dijon, octobre 2015
photo non libre de droits


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 Version mobile des galeries photos 
Un petit mot pour signaler que je viens de faire quelques modifications à mon site internet : constatant que les appareils mobiles de type smartphones, tablettes... sont de plus en plus utilisés pour naviguer sur le web, et sachant que mon système de visionnement des galeries photos, jusqu'à présent fait en Flash, posait des problèmes de compatibilité avec ce type d'appareils, j'ai réalisé une version optimisée pour les mobiles des galeries photos, n'utilisant pas la technologie Flash.
Il s'agit d'un simple affichage vertical des galeries photos.

Désormais, l'appareil que vous utilisez pour surfer sur mon site est automatiquement détecté, et, si vous êtes sur un mobile, vous aurez donc l'affichage des galeries photos en mode compatible simplifié.
Par contre, si vous surfez depuis un ordinateur, les galeries s'afficheront de la même manière que jusqu'à présent, c'est-à-dire avec le système Flash.
Il y a, de plus, également possibilité de basculer manuellement vers la version mobile si toutefois votre appareil mobile n'était pas reconnu comme tel par mon site.

Si vous avez des remarques concernant ce changement (pardon, cette amélioration...), n'hésitez pas à me le faire savoir... :)




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 Lectures musicales... 
Ces derniers temps je me suis passionné pour des lectures de biographies ou d'autobiographies dédiées à des musiciens que j'apprécie.

J'ai débuté avec celle, dont l'écriture a été interrompue par sa mort, de Daniel Darc, Tout est permis mais tout n'est pas utile, coécrit par Bertrand Dicale.
Une vie et un parcours chaotique, mystique, rythmé par les excès, mais aussi et surtout par une sensibilité à fleur de peau.
Comme on s'en doutait, l'homme nous avoue ne jamais avoir aimé le tube Chercher le Garçon, dont le succès qu'il a eu avec le groupe Taxi Girl a contribué à sa renommée.
Il semble avoir fini par trouver une sorte de paix intérieure dans la religion, comme quoi le punk mène à tout.
Le livre est vraiment intéressant.


Ensuite, je me suis plongé dans De Noir Désir à Bertrand Cantat, par Pierre Mikaïloff.
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une bio complète du groupe bordelais, de ses débuts à la carrière solo de chacun de ses membres, suite à la séparation. Un travail documentaire colossal.
Attention, il s'agit d'un ouvrage qui ne s'intéresse qu'à l'aspect musical du groupe. Bien entendu, l'affaire de Vilnius y est forcément abordée, puisqu'elle fait partie de l’histoire de la formation, par la force des choses.
Mais ne vous attendez pas à y lire des rapports d'instruction liés au drame. Pour ça, je vous renvoie plutôt à L'Amour à Mort, par Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, que j'ai lu aussi.
Ce livre de Pierre Mikaïloff est vraiment une mine d'information sur Noir Désir, son histoire, son mode de fonctionnement. Indispensable pour tous ceux qui aiment le groupe, mais aussi pour les autres, tant on y apprend sur la dimension humaine et sur la démarche intègre du quatuor bordelais.
Et puis, avantage ultime, son auteur est écrivain mais également musicien, il a d'ailleurs eu l'occasion de croiser "Noir Dez" à plusieurs reprises sur scène, ce qui fait qu'il connaît parfaitement son sujet.


Ensuite, j'ai trouvé une édition poche de l'autobiographie de Johnny Cash, Johnny Cash l'Autobiographie, écrite peu de temps avant sa mort.
J'ai vraiment dévoré ce bouquin.
Cash y aborde sa vie avec une franchise remarquable, depuis son enfance dans les champs de coton et la mort de son frère aîné, jusqu'à son travail avec Rick Rubin, en passant par les tournées où il partageait l'affiche avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis.
Tout n'est pas reluisant. Des années de mal-être, comblées par la défonce aux amphétamines et les conneries qu'il a pu faire sous leur emprise, dépendance dont il aura tant de mal à se sortir. Le tout avec un regard sans complaisance.
Puis son union avec June Carter, qui l'aidera à sortir la tête de l'eau pour enfin avoir une vie plus sereine.
Le style y est simple, droit, et vraiment facile à lire.
Ce bouquin est le support idéal du très bon film Walk The Line, de James Mangold, avec l'excellent Joaquin Phoenix, que j'ai revu par la même occasion.


Je viens d’entamer Neil Young, Une Autobiographie.
Arrivé à la moitié de l'ouvrage, j'ai découvert un homme avec des projets plein la tête (pas toujours liés à la musique), et comme Johnny Cash, aucune envie de prendre sa retraite.

Par contre, je trouve le style moins évident que le livre précédent, et même un peu moins plaisant. Peut-être est-ce dû au fait que j'apprécie plus Cash que Young ?
En tout cas, hâte de lire la suite...

Ce que j'aime dans ces livres, c'est bien entendu d'entrevoir l'envers du décors.
Découvrir les personnes, leur histoire, leur façon de faire, derrière l'oeuvre.
Et aussi connaître l'origine de telle ou telle de leur création, le pourquoi.
Et une fois Neil Young terminé, je pense me diriger vers celle de Keith Richards, dont on m'a dit le plus grand bien...


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